dimanche 31 janvier 2010

J’ai avalé des kilomètres de sable avec la mer.

Avale la distance, entre-nous.

Genoux collés, phalanges croisées, dans la blessure des souvenirs avortés.

jeudi 28 janvier 2010



Le berceau
- le lait sucré - la couronne de Mariée - Les chrysanthèmes.


Loin des remous, quand l’été glisse sur l’automne, quand je suis entière à C.







Je rampe vers la lumière. J’ai le visage humide. Je me défais dans la tendresse des choses. ............. Je me heurte au plaisir.


En été les jeunes filles aux mains croisées regardent les garçons du coin de l’œil. Et c’est l’enfer.

Bouquets pour tombes.

FILLES=TOMBES
Photo : Jul.


Des sillons sur ma peau. Des sillons de poussière. Des cendres dans mes cheveux, sur mes cils. Les promesses dans la bouche comme des cendres.
Mes fragments dans le courant tiède de la vie, quand le soleil ruisselle de ma nuque à mes reins, quand les sillons s’ouvrent, quand j’aime.
La torpeur de l’amour quand j’embrasse et que je laisse de la poussière sur les lèvres.



« Ce-que-tu-es-drôle-quand-tu-fais-la-gueule » A.



















Photo : M. A.

Bien au-dessus des courbes, des ondes, des campagnes qui sommeillent, au-dessus des rivières qui s’entrecroisent, des chemins de boues que le loup empreinte, au dessus de l’horizon, des plaines rocheuses, haut dans le ciel
je ne suis rien.
Dans le silence des villes, dans les prières des damnés, dans les couloirs sombres d’une école, dans l’épaisseur du temps, dans le soupir d’une mère, au pied d’un énorme olivier dans l‘air doux de Provence, au milieu de l’atlantique, entre les mains d’une femme un mois de mai, sous les pluies de larmes, dans le cœur terreux des choses, dans la faiblesse de l’amour, dans l’immensité de la nuit, dans le monde lointain, au-dessus des ventres chauds, dans l‘azur immense au pied du christ quand l‘aube souri.
Le passage des hirondelles dans le visage d’une enfant, une femme recroquevillée en mille dans le cœur d’un homme, les voix des disparues dans nos murs, les chevilles fanées d’une jeune danseuse au cœur pâle, le désir perdu des arbres nus dans le crépuscule d’hiver, autour de nous, l’éternité qui caresse nos visages brisés, dans la bouche la neige et son silence qui m’enlisent. La maison de mon enfance aux volets clos , le peuplier de nos émois, de loin en loin, l’ombre des jours heureux, l’effroi du vide, les hanches qui chutent, la mort qui s’engourdit lentement dans nos membres.

vendredi 22 janvier 2010

DANS l'obsession.

jeudi 21 janvier 2010




Parfois j'ai la sensation, que tout s'arrête de vivre en moi.


Ça me contrôle de l'intérieur.


C'est cruel.

mardi 19 janvier 2010

M.J.


En catimini entre tes lèvres, quand l’automne se fend à nos reins.


Tes lèvres de fille rebondis d’amour.

samedi 2 janvier 2010

Mes joues ne seront jamais plus les gouttières de mon cœur triste, c’est arrivé une fois, deux peut-être : un accident moléculaire.


Dans l'écriture il y a le vertige. Je suis à la recherche des phrases qui résonnent dans le creux de mon estomac.

dimanche 20 décembre 2009






Je vais te faire cambrer, sombrer, vrombir, grincer, couiner d'amour.


J’ai l’extinction du temps sur le corps, l’esprit qui coule par les pupilles. Mes lèvres sont pâles de trop attendre. Il y a ton silence toujours qui s’enlise entre mes cuisses. J’attends que tu me retiennes par le cœur.



Hier, quand une amie m’a demandée « comment ça fait une femme avec une femme ? » J’ai répondu « ça fait mal »

C'est fou fou fou comme tu me blesses terriblement.

J’ai une tête de sauvage, des yeux de bête, des lèvres qui crèvent de rire.
Je suis MUETTE et fragile.
Je ne suis qu'une fille qui agite ses pupilles.
Qu'une fille qui secoue ses particules.
Comme une dingue.


vendredi 18 décembre 2009

C’est tout mon corps qui se tord de douleur. C’est le dégât physique, la détresse mécanique. Je suis pire que Baudelaire et je spleen à l’intérieur de TOI. J’ai le cœur qui implose d’amour. Je suis repliée en mille et j’attends que tu me dénoues. J’ai la fièvre de l’enfance et mes phalanges se sont perdues dans les plis de ton corps.

Prêtes-moi ton cœur que je revive un peu.

vendredi 20 novembre 2009


Je suis vide. Je voudrais m'emplir de nouveau.

mardi 17 novembre 2009


C'est délicieux, nous deux.



Photo : M. M.

vendredi 6 novembre 2009

La femme au perroquet-Courbet.

J’aimerais être comme cette fille. L‘air paisible et le corps détendu. Un perroquet sur la phalange à qui je raconterais des histoires. Et je serais seule, il ferait sombre. La vie serait douce et sans encombre. Personne pour piétiner mon cœur. Personne.

jeudi 5 novembre 2009

Katia croise ses jambes sous la table.
Sa robe est remontée. Elle caresse ses cuisses du bout de ses ongles arrondis.
Elle regarde si cela marche avec moi.
Katia je vais bientôt lui manger les phalanges.


V. n’existe plus. Je l’ai ingérée.
















Elle a commencé par monter sur lui, par lui enfoncer ses pouces dans les côtes saillantes. Il l’a retournée, l’a bloquée, elle a essayé de se débattre mais elle n’arrivait pas à s’en délivrer, ça l’a énervée. Elle lui a foutu un putain de coup de pied dans l’estomac, il l’a giflé, elle s’est battue comme une chiffonnière, il n’a rien compris, il donnait des coups. Elle est tombée violemment du lit, elle s‘est relevée. Il l‘a cognée. Comme une brute. Elle est partie en rampant, elle s’est jeté à terre, elle a fait ça quatre fois avant de tomber sur un truc dur qui lui a fendu la hanche. Elle s’est figée un instant. Et elle a chialé. La gosse s’était vraiment tuée sur ce coup là. Il a voulu la relever, elle s’est débattue. Elle avait le visage au sol, la rage envahissait ses lèvres. Il l’a relevée de force, elle s’est assise en reculant, en criant. Elle a voulu dévaler les escaliers, il l’a portée sur le lit, elle chialait toujours. Elle a crié « maman ».




C’est quoi le putain putain putain de problème ?

mardi 27 octobre 2009


Quelqu'un saurait-il me contenir, me retenir, m'attendrir ?
Quelqu'un connait-il le mouvement exact de ma sensibilité ?
Est-ce que quelqu'un peut imaginer le chaos à l'intérieur ?
Les démons me poursuivent.
Et quand ils m’attra
pent, ils me mangent tout cru.

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vendredi 16 octobre 2009



Mon amour.
Tu sais bien.
Il n’y a que toi.
Qui existe.

Il n’y a personne ici.
Aucun amis pour comprendre.
Comme si quelqu’un avait déjà réellement occupé ma vie.
Comme une envie de clore les pupilles. De ne plus les rouvrir. Jamais.
Plusieurs moi en moi. Trop de moi.


Si tu tires les ficelles je pencherais la tête, je sourirais.
Si tu tires encore plus fort je dirais que je t’aime et puis si tu tires de toute tes forces…

Je ne suis qu’une enfant. Qu’une petite fille au rire inutile, à la larme facile et à l’écriture qui veut rien dire. NA.
C’est une histoire de tiédeur sous la peau, une histoire d’orage dans la bouche.

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mercredi 14 octobre 2009

Comme une cabri cabri cabri je saute sur ton lit. Je me secoue de partout. Je m’éclate sur ton parquet alors que tu écris. Je valse ma tête de gauche à droite. Je chante «But if youre looking for fastlove If that’s love in your eyes It’s more than enough Oh oh oh baby » et tu prépares le dîner. « Arrête de sauter, j’ai des voisins » Encore plus fort pour t’enrager. J’enlève mon pull. « C’est prêt ». Je ne t’entends pas. Je cambre cambre. Je me fiche de ce que tu dis. Enfin tu te poses pour me regarder. Au sol à bout de souffle tu me bloques « tu te calmes maintenant ». On se met à table. Je prends mon verre d’eau, j’en fout partout sur moi… « Une fille, voilà ce que tu es, une fille… »

Lundi aux alentours de 14h, je t’ai regardé marcher de la fenêtre du premier étage, je t’ai trouvé belle. J’ai couru dans les escaliers sombres, j’ai bousculé un homme.
J’avais les cheveux comme tu aimes, relevés avec une mèche délaissée dans la nuque. J’avais les bottines noires de ma mère, la jupe de ma sœur, les clavicules découvertes.
Tu n’as même pas tourné le regard. J’en reviens pas.
Si tu ne fais rien demain, je te bousculerai.

samedi 10 octobre 2009

Je la déteste, j’ai tellement besoin de le dire, de le griffer sur sa peau, la nuit, couper ses cheveux, cracher dedans, brûler le tout, sauter sur son visage, me battre à mains nues, déboîter ses vertèbres, frapper dans le ventre, ventre, ventre, au dessus des douleurs en dégrafant ma sensibilité.

vendredi 9 octobre 2009

C'est pas de ma faute, ça vient de l'intérieur.
Je veux dire VRAIMENT.

Elle m’a dit "Chut, stop, arrête, tais-toi, boucle-la, ferme-la."
Elle m’a demandé de ne plus exister.
PAN PAN
Moi je sais ce que c’est que d’aimer. Je ris.
La tendresse de V. sur mon front pâle, ses baisers perdus dans ma nuque, son désir sur mes yeux : et la douleur au petit matin.

J’ai le cœur dévissé. Trop de secousses.















Photo : L. M.
Tu es la chose parfaite, le moment propice, l’instant fatidique.
Tu loges dans mon esprit fou, mon sang, ma salive, mes peines. Tu es la seule qui se trouve partout dans ma vie et dont je n’ai pas le droit de parler. Celle que je dois oublier et surtout surtout surtout celle que je ne PEUX pas aimer.

mardi 6 octobre 2009

C’est une simple histoire de filles. Ca s'exprimerait avec une proposition minimale canonique. Avec le syntagme nominal pré-verbale nom commun V… et celui post-verbale M…
C’est juste le centre. Le centre de Rien. Mais c’est tout.


Tu as dit bonjour. Tu as pris mon cœur. J‘ai laissé faire. Et mon cœur a chuté.

Tu ne t’es pas excusé. Tu m’as lancé tes pupilles. Je les ai avalées. J’ai dit « Pardon ».
Tu m’as expliqué « je ne fais pas l’amour, je ne sais pas faire». Et moi « Pas besoin ».
Du coup on a laissé nos désirs au fond du sexe.
Puis tu m’as offert ton cœur. Tu es partie. Et tu n’as pas su.
Sois douce, sois timide, sois certaine, sois coquine, mais sois discrète.
Dévisage-moi, ôte mon visage, prends-le, baise-le, mâche-le, jette-le, mais aime-moi.
Amuse-moi, file-moi la frousse, explore-implore-moi, ouvre-toi et ferme-moi. Rends-moi belle, rends-moi folle, fais descendre mes phalanges sur ton corps. Arrête-moi quand j’irai trop loin.
Prends-moi par l‘index, le poignet, engloutis ma peau. Aide-moi, que j’avance et que je passe à autre chose.



Photo : J.
J’ai le syndrome V. dans les draps. Le désir en oxygène, la rotule qui chute. J’ai eu le béguin à la seconde. Et j’en pâtis depuis des milliers de jours.








Je veux que mon cœur cesse d’imploser
mes pupilles de couler
ma peau de frémir
et mes lèvres de gémir
à chaque fois que je t‘entends.

lundi 7 septembre 2009




Eloigne le mièvre, le mielleux, le tortueux, porte-moi du Vian que je respire.




















Il fallait grandir vite.
Pardon maman.
J’ai les yeux qui transpirent.
D’avoir toujours tord. La gosse.
C’est le BING de l’enfance.
Les PAN PAN vers l’azur.
Les TAYO TAYO TAYO sur la peluche.
Les paroles amers contre des tonnes de sucettes acides.
Des barbes à papa, des pommes d’amour et boîtes à musique.
Pour rejouer à l’enfant. Pour trouver la douceur.
Pour se défouler sur le caramel pourpre.
Avec les lèvres qui collent et surtout le caprice qui coule.




La mer et le murmure de l'été qui ne viendra plus...
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vendredi 4 septembre 2009





























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Et le souffle tiède de Dieu dans le corps paisible qui sommeille.
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mercredi 2 septembre 2009

Vide.
Ce n’était pas dans ma chambre,
Tu n’étais pas assise sur le Voltaire,
Tu ne me lisais pas Sade,
Tu n’as pas dit « Si je pose le livre, je t‘attrape…»
Bien sur tu n’as pas posé le livre,

On a pas fait de bêtises,
D’ailleurs tu n’es jamais venue chez moi,
Tu n’as jamais dit bonjour à ma mère en souriant -l’aurais-tu fait ?-
Ton prénom ne commence pas par un P.
Et puis même qu’on ne s’est jamais rencontrée.


Evidemment, ce ne sont pas tes mains sur la photo.

Maladies intimes dans la baignoire,
Les restes d’un Giono sur le plancher,
L’amour au fond de la gorge,
Morceaux de rires sous les souliers,
Plus rien de V.
Deux trois larmes dans la tasse à café.


Toujours pas les phalanges entre les lèvres de P. sur la photo.

mardi 18 août 2009

15h. 16h. A toutes les heures. Tes sales lèvres reviennent comme un refrain désorienté de poème DADA. Une jambe, une main. Un visage, une plaie.
Je croque tes côtes chaque matin à 5h. Les oiseaux pleurent. J’y racle les morceaux de désir perdu. Cela tombe. Comme des ADN qui se déchirent et qui se soulèvent pour combattre. Faire le combat de tes lèvres contre les miennes. Au souper, j’avale tes coups de folie comme des pilules. Je mâche, je creuse. Je te défais d’une manière ou d’une autre. Mon corps est une poubelle. Mais toi, toi, tu es un déchet. Tu sais. Ce que l’on plis, déchire, oublie.
Je suis une hache et toi, la coupure.

jeudi 13 août 2009




dimanche 9 août 2009


Les rires qui explosent au visage. Les genoux en sang, la boue qui glisse sur les mollets. C’est l’enfance. Les crayons qu’on mange. Le chaos en couleur. Le lait qui dégouline des lèvres. Les océans de larmes, les larmes dans la soupe, la soupe pour grandir. Avec l’enfance dans la poche, on grandi. Quand je serais grand je serais acrobate. J’ai le cœur qui vole. Regarde. Regarde. C’est quoi l’amour. Grand loup aux yeux doux. Au choix. Déesse sans cœur. Regarde. Regarde. Regarde. Regarde. Regarde. Regarde.

Mon gamin : A.

vendredi 7 août 2009


Ca rend fou.
On s'cultive



dimanche 26 juillet 2009








Ça m'amuse les filles qui s'amusent avec les hommes. Elles finiront englouties.

J'abandonne des choses derriere moi, que je souhaiterais ne plus revoir.
Et j'y reviens sans cesse.
Tu sais B. j'ai compris ton petit jeu, je ne suis pas idiote.
Un livre de poésie, ton coeur perdu à l'intérieur, le livre entre mes mains.
Tu sais B. tu es idiote de ne rien voir...

Ça me gonfle, la féminité.

lundi 13 juillet 2009

Les corps usés sont trempés dans la saison des ombres. Automne, car je ne conçoit plus l'été. La terre froide, l'arrivée du muscat noir, et ces filles qui secouent leur chaire et qui n'enlèvent jamais leur robe, des filles qui ne ressemblent pas à la nature dénudée de janvier. Je ne suis pas comme elles. J'appartiens.

mercredi 1 juillet 2009

Aucun rapport avec les mouvements que tu prends
Je suis une poupée défraîchie et j’appelle en criant
La tête dans le four, le cœur dans le mixeur, et les
Os dans la soupe, c’est vrai, j’ai du soucis organique
Des mètres de moi, des kilomètres de toi, dans le lit qu’on déplit
On construit double mais on détruit triple, ça coule
Quelque part, l’histoire d’une femme qui vomit du garçon
Au souper avec l’angoisse qui s’avale et le piano
Qui soupire. On en bouffe des trucs payant à longueur
De journée. Ca fait des cicatrices, le sexe, ça brule
Avec Brigitte ça se perd dans les plis du corps et ça
Ne revient plus, l’amour. Ca fait un nid au milieu
D’une autoroute et puis ça pleure. On inonde la vie lentement
En oubliant l’alternative. Là où on se faufile pour oublier
Qu’on a perdu le bout du cœur. Le bout de la rue, 6 Avenue
Du lilas en fleur à l’hiver, avenue de Mme Blanche, avenue
Des sourires qui pleurent,
Avec Mme Blanche dans une valise et son cœur aussi dans le mixeur
C’est la mort en boîte qu’on avale tous les matins
On se débrouille pour faire avec, on loue le christ pour accepter
D’en finir un jour. On lit Sénèque, Nietzsche, Freud, Sartre pour
Comprendre et oublier. On se noie dans le mouvant pour vaincre la mort
Alors qu’il faudra bien qu’on cède, un jour, qu’on arrête de respirer

De regarder, d’entendre, de toucher, d’aimer, de créer.

dimanche 28 juin 2009

Vas y, inonde-moi d'amour. Ose.



dimanche 14 juin 2009



Entre-nous c'est confusions sur confusions. Un moment tout vas, l'autre tout se renverse.
Chaque fois ça le refait. Je ferme les yeux et tu es là. L'eau coule de ton visage, le soleil dors sur tes lèvres, tu tends la main en criant "ne l'attrape pas."
Alors tout ça a un drôle d'effet sur moi. Je m'éffondre et prie pour qu'on me retienne. Comme si toi tu allais être derrière pour me soutenir. Laisse-moi rire.

samedi 13 juin 2009

Le lieu c’est loin dans la campagne, la saison est l’hiver, l’intrigue c’est deux femmes, le lien c’est l’amour, la pièce c’est le petit salon, le disque c’est « I’ve got you Under my skin », il tourne en boucle. L’action c’est autour d’une petite table ronde, dans les coupes c’est du champagne. Le problème est dans la pièce, il ne peut pas sortir. Les paroles sont des sourires, les questions se sont les yeux qui les posent, y’a pas de réponses. Le problème c’est deux mains sous la table. Elles se tiennent. L’élément perturbateur c’est le fils, ou bien l’amour.

K. Mon fantasme...

mardi 9 juin 2009

Je n’ai aucune aucune envie d’oublier ça. Non, pas envie de ne plus en parler, et puis je n’ai pas eu le courage de t’effacer du répertoire. J’en veux encore. Encore plus. Toujours plus. C’est le silence de ta rue qui me nargue. C’est ton silence qui s’agrippe à mes chevilles de jeune fille sage et apprêtée. Tu sais, c’est ce truc que t’as offert pour me consoler, c’est ce truc de merde qui m’empêche d’avancer. Même mon écriture ne bouge plus, elle s’est arrêté à TOI.
C’est irritant de n’avoir plus aucun contrôle sur ta vie. Irritant quand je te cherche place Voltaire et que tu n’y es pas. C'est agaçant de comprendre pourquoi je suis aussi faible. J’aborde tout sans raison.
Sans raison, j’ai planqué mes lèvres dans le cœur d’une femme et j’ai voulu qu’elle me désir. Et puis j’ai attendu qu’on s’enlise, qu’on se brise pour réfléchir. Réfléchir à la situation. Tu sais c’est ce qu’on fait quand on a pas le cœur à la place du cerveau.
Sauf que je suis INCAPABLE. Je suis l’incapable. Je suis la fille qui laisse des désirs partout et qui n’offre jamais rien. Je suis la petite menteuse qui promet tout sans promettre rien. Je suis ce genre de personne rigide et froide qu’on démoli en deux secondes. Je suis celle qui se fait avoir par tout le monde. Celle qui se fait envahir par les sentiments. Je suis cette femme timide qui parle pour dire du silence, qui se pose dans le monde pour s’observer et qui ne bouge plus, parce qu’elle est INCAPABLE.
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vendredi 29 mai 2009

Bobin,

Vous lire est un soulèvement du cœur, un vertige.
Votre écriture est une ch
ose qui rend fragile.
Je vous aime pour vos doigts, vous êtes l’infini de ma jeunesse, vous m’avez donné quelque chose qui ne meure pas…

mardi 26 mai 2009



Je ne l’ai pas rencontrée par hasard. J’ai forcé la chose. Je suis descendue dans la cuisine. Je l’ai trouvée dans le noir, un verre à la main. Je n’ai rien dis, je l’ai rejoins. C’est à ce moment précis que j’ai rencontré sa mère. C’était la première fois que je la touchais d’une autre manière. Cette fois-là où pour finir, elle a laissé murir ses peines entre nos lèvres.
Depuis, nous ne nous parlons plus. Cette personne n’est plus la mère austère de Catherine, mais la douloureuse femme que j’espère chaque jours.
Mila.


Je n'ai pas de mari mais en réalité j'en ai un. Je crois. J'ai une fille qui d'une manière n'est pas la mienne. Mais j'en est une. Pareil, j'ai une vie, mais ça c'est encore plus compliqué.
Louise.
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C’est la violence parfois qui me guide. Je ne contrôle rien. Je ne sens rien. J’ai les os mouillés qui se désarticulent qui pendent et qui basculent. Je suis un cadavre décorposé. Je marche sans attitude face à quelque chose que je n’arrive pas à nommer et mon humanité coule le long des jambes. Je suis froide, raide, et j’avance. J’écrase mon regard. Je tend mes muscles de coton. Ma peau papier mâché ne s’ouvre pas, il y a juste la porcelaine à l’intérieur qui se brise. Juste ça. Un truc qu’on voit pas, juste un truc qu’on recolle avec du fil noir et une aiguille en fer. C’est tout.


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jeudi 14 mai 2009

Je suis une femme qui aime les femmes, et qui n'aime
qu'un seul homme.

mercredi 13 mai 2009



Une histoire sous la peau.



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La porte ouverte. Je suis prête. J’étale les draps et je prépare mon miroir. Tu passes comme un fantôme au corps moite. Tu me dénudes comme un sauvage. Et soudain la vitesse s’engourdit dans tes bras. Tes bras qui transpirent, qui empoignent mon épaule.
J’arrive vers toi, l’automne qui perle le long de mes reins, avec ma jupe trop longue, je me prends les pieds dans les morceaux d’amour que tu as émietté au sol. Je ne m’arrête pas, je rampe et ma bouche est close. Je suis nue donc transparente. Je traduis ma nature. Mes seins donnent la nourriture à ta douleur. Ta douleur d’homme. Tu pèles ma peau, tu la déchires sans y goûter. Je suis juteuse pourtant.
Tu transperces.
Pendant que je tire le rideau de tes drames romantiques tu t’obstines à me dégrafer la peau. Je m’occupe de tes illusions, je les caresse et tu creuses mes émotions. Et moi je cache. Je cache une femme sous le lit. Un meurtre dans le placard. Le vulgaire au fond de la gorge. Des lettres dans le tiroir. S. des lettres qui pourraient faire trembler tes veines, même les exploser.
Mais soumet-moi. J’en ai besoin. Piétine-moi, comme un feu que tu voudrais éteindre. J’ai besoin. Que tu sois violent. Que tu me tires les jambes. Crève-moi les yeux. Mord mes cuisses. Embrasse ma bouche. Frappe sur mes épaules. Décharge entre les fentes. S. je suis celle qu’on frappe. L’abîme où la nuit se gouffre. Dépose dedans, décharge dans mon entrejambe adorable. Entre, là où les papillons aiment cultiver les fleurs du mal. Renverse ton liquide brûlant et domptable. Lache tes mouvements, tes gestes qui coulent et se cognent dans ma paroie moqueuse.
Tu peux toujours. Délacer tes pulsions, éjaculer tes envies puisque je cueille tes désirs. Je les accueille ouverte comme un coquelicot. Les cuisses frêles qui tremblent de peur.
Je n’ai aucun visage. Je suis plus que brûlée. Brûlée par tes caprices que tu offres comme un bouquet de nymphomanes noires au pied du lit en entrant. Je suis décédée.
Je suis violée, mes lèvres se soulèvent. Je ne suis pas tout à fait achevée. Je cherche l’air. J’ai des visions monstrueuses dans la nuit. J’ai, un sourire qui saigne.
Still obsessed with Peau.

mardi 28 avril 2009

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Une égratignure sur le genou d’un môme, un noyé qui fait plouf, une phrase vide de Peau. un reste de café sur le comptoir, un enfant qu’on gifle, un disque rayé qui tourne en rond, une eau de Cologne sur les poignées de V. une cheville foulée, un jus de fraise qui coule du coin des lèvres,
une fille qui déteste les hommes quand il s’agit d’aimer, une toux de printemps et aussi une hanche déboitée par amour.
C'est tout ce qui m'émeut.
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mardi 21 avril 2009

C. m'a croqué et depuis des années, il déguste.






jeudi 9 avril 2009

Mon Clown, mon Bourreau, mon Pantin, mon histoire d'Amour.



























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L’ami fait fleurir des sourires au cœur. Et le cœur gerbe en couleur.




Entre nous : des souvenirs doux qui passent toutes les saisons
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jeudi 2 avril 2009


C’est toujours l’océan qui m’avale, l’œil qui me cueille dans mon sommeil.
C’est toujours la même époque, la timidité crachée aux visages des autres.
Les pupilles qui se concentrent sur Rien, les lèvres crispées, les phalanges
qui suent.
Ce sont les bouches des autres qui me blessent, toujours ce qu’ils jettent
par-dessus moi.

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mercredi 1 avril 2009





FILLES = MENTEUSES
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J. elle s’ramène dans ma vie avec ses mains qui attrapent mon visage, comme ca, elle dit : « T’es une belle fille tu sais. ». La garce, c’est elle la nana éblouissante.
C’est la rencontre éclaire. Deux paroles, un café, quelques sms et tout est déjà déclenché.
Après, il y a ton histoire qu’il faut abréger en quatre grands titres : ta timidité, ton observation méticuleuse, ton enfance, ta situation. Puis aussi deux trois trucs à omettre : Ton saphisme, tes douleurs, tes complexes.
J. fait des confidences de filles qui tombent dans l’oreille d’une sourde. Elle s’allonge sur mon lit en posant des tas de questions. J. coiffe mes cheveux, se déshabille comme ça devant mon nez, se trémousse sur du F. Sinatra.
Avec J. on fait des truc de FILLES entre FILLES. On perd nos vagins sur les pelouses des parcs Parisiens. C'est délicieux.

Photo : Jul.
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lundi 16 février 2009



Parfois j'oublie que je suis une fille.




Dans ma tête c’est l’hiver. Ça gèle.

La fille un brin jolie/ timide, et c’est tout.
Tu étais vaincu. De ton corps au mien. Il n’y avait plus rien. Je t’ai couvée longtemps dans mon sexe. Longtemps comme un poids. Partout le bruit courrait. Il courrait que tu me fauchais la vérité. Qu’une nuit, tu as lassé mes secrets pour les jeter au feu.
Qui a dit que j’aimais mêler nos tristesses au fond du drap ? Qui crache sur nos corps que l’inlassable cordon qui nous lie se nourrit de nos errances, de nos erreurs, de nos vices, de nos lectures ? Celui qui, ne mérite rien de mieux que nos vomissures sur des pages de soie, liées entres elles par nos artères.
Ils disent que ton écriture donne la gerbe parce qu’elle roule, tombe, se fracasse et tourne sans cesse. Dans ton écriture tu m’avais figée. Coulée sous un amas de mots perdus qui viennent du cœur, des viscères, de quelques choses dedans. Je fuis les couloirs qui n’en finissent jamais avec le bruit.
Ils disent que tu crèves de froid en attendant le prochain hymen assez fou pour te percer la plaie de l’amour. Et que tu as les yeux d’une dame qui se plantent dans du verre, et qui coupent, coupent tout ce qu’elle vise.
On dit qu’un amant a souvent ses crocs sur ta nuque, que tu froisses les cœurs, et que tu as tué ta mère.
Mes poumons débordent d’une violence silencieuse. Maintenant on parle de moi.
Ils disent que j’ouvre mes lèvres sous tes robes à fleurs. Que je me cache les yeux lorsque je vais te voir. Que je te paie pour que tu te retournes sur
moi et que tu me retournes sur toi. On dit que j’ai l’hymen usée par tes infanteries. Tous te trahissent. Rien y fait. Personne ne se tait jamais.
J’aimerai plier notre histoire dans un livre et l’égarer dans une immense bibliothèque. Ou alors, l’envelopper et l’envoyer au bout de la terre, plutôt sous la mer. Tu sais. Notre histoire d’amour qui se noue et se dénoue comme un
supplice.
Ils me surnomment CAPITALE DE LA DOULEUR. J’ai ce charme là. D’offrir une douleur pour ceux qui me croisent. Regarde-moi encore que je te montre les MOUVEMENTS QUE JE NE PRENDRAIS PAS. Dis-moi "je t’aime" pour ton dernier soupir puis tu baisseras la tête comme une haineuse. On ne cesse de parler de toi. Il y a comme un désordre. On dit que ton cœur s’agrippe au mien pour ne pas sombrer. On dit que tu as vécu dans un berceau de désir. Il parait qu’après le meurtre de ta mère tu as tout laissé, les fenêtres, les portes, les murs, les bruits, les sentiments, les robinets, les tiroirs, les rideaux ouverts. Je t’ai redonné la calme après la tempête, le silence après l’orage et tu m’as offert tes yeux de petite femme affolée que j’ai planqué dans mes poumons.
On cause toujours d’un DRAME DE LITERIE.
Il nous manquait une ROMANCE SANS PAROLE.
Et surtout un AMOUR SANS VICTIMES.

Y’a eu trois femmes qui m’ont subjuguée. Trois femmes proches -qui m’ont bousculée, cajolée, piétinée, méprisée, détroussée- que j’ai aimé.

Heureusement depuis, j’ai ouvert les yeux.

samedi 14 février 2009


Plus tard, je serai dans la Prostitution Littéraire.

jeudi 12 février 2009











Est-ce qu'on s'fait du mal tous les deux ?



D.
Dans l’ombre leurs peaux transpirent de sensualité. C’est triste lorsqu’elles partent. Toujours en laissant une brosse, quelques cheveux, un brin de parfum, une atmosphère dévorante.Les femmes laissent des souvenirs dans votre petit appartement Paris XVIe, une coupe tachée, un reste de café sur la table.
Après le claquement de la porte, je me soulève des draps. L’éclairage de la tour Eiffel est la seule lumière cette nuit, et cela suffit à voir qu’elle n’est pas parti. C’est quelque chose de pire que lorsqu’elle était encore présente, c’est la fin de la nuit avec son image.
Elle était près de la fenêtre à siroter sa coupe, puis assise négligemment dans les escaliers sombres comme dans une ruelle vide où tout est imaginable. Séduisante sur le divan des amours égarés, si féline, se caressant étrangement à moi pour me faire sienne. D'où provient ce pouvoir lorsqu’elle danse, quand elle se remue pour m’émouvoir, pour que je l’attrape et que je ne la quitte plus ?
Entre nous femmes, c’est différent. C’est un entremêlement de poésie, un ravage, un saccage, une orgie de douceur. Entre femmes rien ne se perd, tout est à la fois si clair et obscur. Caravage aurait pu nous peindre. Peindre une de nos passions de quatre coup de pinceau. Il y aurait eu de l’innocence, de la splendeur, de l’émotion, de l’éclat, de la grandeur.Ses mains frêles frôlent encore ma peau. Sa tête se pose sur mon épaule. En appuyant sur les creux qui entourent ma clavicule elle proclame « Ca, ça c’est à moi. C’est un barrage de sensualité. Mon barrage pour arriver jusqu’à toi. ».
Il n’y a pas de secret, j’en viens à la conclusion que tout mène à elle. Ses yeux m’étreignent. Elle s’offre à moi pour le dessert. C’est cruel de résister, il faut se faire violence pour attendre les fins de phrases, les fins de mouvements, pour ne pas sombrer dans l’animalité. Elle se lève, et sa peau dans la pénombre c’est une invitation au viol. Je lui dis « Cambre-toi. » Alors c’est trop dur de garder son désir. Je l’entraine sur le mur, la mélodie du jazz m’aide à faire ça lentement. Je plonge mes mains dans les siennes en les montant. Ses yeux sont clos. Nos sens explosent dans un étouffement brûlant. Et le feu ne meurt jamais, nous l’alimentons. Il n’y a enfin aucune douleur dans nos corps. Nos corps de failles. Comme des volcans en explosion avec la lave qui consume tout à son passage.Elle est belle cette femme ouverte devant moi. Il lui reste des morceaux de désir dans les cheveux. Je lui renverse la tête pour sentir cette chevelure qui n’en finit plus de s’accrocher à mon cœur.
C’est l’émotion qui guide chacun de nos pas. Cette fille est une magicienne, artiste dans l’illusion, habile pour m’avoir. Je veux savoir le Truc. Comment fait-elle ça ?
Étendue j’écoute son souffle, son cœur, son silence. Tout est harmonieux. La nuit l’enveloppe, mais toujours, elle doit partir. Tandis que je lui demande de rester elle se rhabille délicatement, m’embrasse l’épaule et se faufile sur la pointe des pieds.



Je longe les rues blanches vers toi, visage à terre, pieds au ciel. Mes cheveux se bousculent, mes yeux vrillent, mes lèvres se tordent. A l’extérieur ça se tord de désir. Ton corps appelle en criant, en giflant, toujours en cognant à l’intérieur.
Je marche devant par derrière, je roule arrière en dedans, j’ai le mécanisme qui se perd. Un ventricule à tes pieds, une artère dans ta main. Je suis sur la pente fragile de tes reins, par là où ta féminité s’échappe, j’ouvre grand la bouche et tout glisse.
On n’est pas des X sous amour. Mais faut bien qu’on la mette quelque part notre histoire.
Nous deux on s’ouvre comme une carte au trésor, avec les membres qui tracent les frontières et puis le X où faut creuser, à l’endroit précis des fentes. J’ai la pioche et j’hésite parfois à te défaire, te découdre la peau, détruire tes cellules pour des rondelles de cœur : le pactole.
Je prend ta direction, je me faufile entre les bourrasques d’hiver, place de la bastille, passage C. Dallery, je cherche, je fais des détours puis je trouve. Une femme silencieuse. Une femme qui dissimule ses particules de fille, cheveux plus que court, poitrine inexistante, corps sans forme, tenu plus que masculine. Tout ça, ça m’a plu et ça me plaît. Qu’on se cache comme des voleuses dans les rues de Paris Est. Qu’on s’efface, qu’on s’oublie, qu’on se méprise, qu’on se dévore, qu’on se frôle. Ces jours où quand je vais te retrouver je suis trouée de couleurs, de fragilité, et d’enfance.
Te souviens-tu cette belle journée d’hiver où tu m’as embrassé et que j’ai pâli à en mourir. Ou bien, le jour où tu fumais sur le comptoir de la cuisine, que tu m’as demandé de danser sur « Slave to Love » et que tu a rougi à en mourir.
Resonges-tu à la manière dont nous avons fait ça la première fois, avec les peaux qui gémissaient, les os qui grinçaient, les lèvres qui mûrissaient ?
Moi et mes vertiges, moi et mes faiblesses, mes dix-huit ans et moi nous avons chu dans tes bras, tes bras qui disent à chaque secondes «Laisse-moi je suis amer. »
Que faut-il faire de notre histoire ? Et où faut-il faut ranger tous ces souvenirs ?

vendredi 9 janvier 2009



"Tu veux que je t'éssouffle ?" qu'elle disait V.




jeudi 8 janvier 2009


Jeux


T. !!!!!!!!!L. !!!!!!!!!!!!!!!!!!!Vi. !!!!!!!!!!!!M.





L.!!!!!!!!!!!!!!!!!!Vi.!!!!!!!!!!!!!!!!M.!!!!!!!!!!!!Sa.





M.!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!L.



Ma mère et moi ça n'a jamais été une histoire d'amour, mais toujours une relation CEREBRALE avec le cerveau qui bouffe tout.
Plus je grandis, plus j'ai peur de devenir la même femme. Alors chaque jours, j'accomplie un travail énorme pour être tout le contraire de ce qu'elle est.
Toutes les femmes sont mes mères mais ma mère n'est pas une femme, ma mère est un lion qui n'a jamais su me parler autrement qu'avec violence.
J'aime ma mère avec les NEURONNES qui s'énervent.


Bon d'accord, nous deux c'est toujours tangent, n'empêche qu'avec TOI les saisons étaient folles, futiles...




Si y'a bien une chose qui me manque à l'intérieur, c'est TOI.



Souvent, je laisse trainer mes lèvres n'importe où.

Lèvres sur les yeux, lèvres sur les bouches, lèvres sur les coeurs, lèvres sur les peines...

J'arrive dans le monde avec mes lèvres, lèvres de fille, lèvres rosées qui ne savent plus articuler aucun mot.
C'est juste que parfois, j'aimerais trouver un corps qui sache gérer le mien mieux que moi.
C’est toujours la chambre de F. qui me fascine. Toute sa vie rangée, accrochée aux murs, pliée dans des albums photos, écrite sur des milliers de cartes postales qu'on égare dans des boites poussiéreuses.
On entre et puis c’est apaisant. Cette chambre a un souffle et un silence différent de toutes les autres pièces, quelque chose de chaleureux et d’étrange à la fois.
F. lui a donné un coeur qui fascine, un mécanisme qui bat pour des siècles.
Alors j’ouvre et je caresse tout, la fenêtre, les placards, la couette, les vêtements, la bible, les chapelets. La nuit j’y entend parfois quelque bruits et la peur me vient. Elle me donne envie de me lever pour vérifier que les affaires sont toujours là. Si quelqu’un n’a pas fait les valises de F. en cachète.
J’entre le matin très tôt dans cette chambre et en ouvrant la porte j’ai toujours peur de la trouver étendue, gisante. Je me dirige vers la large fenêtre, et toujou
rs le paysage m’éblouit. Le végétale est vivant, il parle, chante… J. me surprend, il dit que je ne devrais pas rester ICI. Et d’autres fois c’est moi qui le trouve là, ému, fuyant les derniers souvenirs.
La vie dans cette maison est si calme, si éloignée des regards, si loin des vagissements des grandes villes que j’y pourrais loger des siècles. Cette maison est proche des montagnes, des cieux, de quelque chose là-haut toujours imperturbable…

jeudi 1 janvier 2009

C'est l'histoire d'un loup qui avait mon coeur entre ses crocs et qui un jour a creusé creusé creusé pour le jeter sous terre.



C'est l'histoire d'un coeur perdu qui pousse pousse pousse sans jamais s'ouvrir, sans jamais fleurir.
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jeudi 25 décembre 2008


Pour noël j’ai mis mon cœur dans un ruban, puis je l’ai jeté en l’air. J’espère que Dieu l’a rattrapé sinon ça risque de faire des dégâts.
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lundi 22 décembre 2008

Entre-elles c’est : Atomique, Chimique, Algébrique, Historique, Hystérique, Sulfurique, Ascorbique, Biologique, Névralgique, Infernal, Intercontinental, Cérébral, Grammatical, Horizontale, Frugal, Intercostal, Trivial, Viscéral, Textuel, Manuel, Bimestriel, Accidentel, Temporel, Corporel, Fonctionnel, Multidimensionnel, Originel, Bissextile, Volatil, Mobile, Stérile, Futile, Versatile, Délébile, Fébrile, Agile, Religieux, Capricieux, Boiteux, Sirupeux, Silencieux, Osseux, Nerveux, Nuageux, Frauduleux, Spectaculaire, Biliaire, Articulaire, Nucléaire, Pair, Héréditaire, Totalitaire, Interplanétaire, Parasitaire…
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Il paraît que j’ai des ecchymoses plein le visage. Je cherche, je déballe, je creuse :RIEN.

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Entre-nous : comme un barrage d’articulations.


On m’a dit : tu es un FANTASME EGAREE, depuis je ne m’y retrouve plus, depuis, je perd mon corps quelque part. Je ne sais où.




Te voler les phalanges.
Mâcher nos photos.
Repeindre les murs qui ont ton odeur.
T’expulser de mes poumons.

samedi 20 décembre 2008

Dans chaque recoins il y a des secrets...
Dans une chambre, un coeur, une phrase, un livre, une rose, un regard.
Des secrets comme des plaies de lumière. Quelques chose de grave qui rend fragile.

Une fois qu'on a délacé son coeur, c'est à vif que l'on passe le reste des siècles.
Oui, à Vif.




samedi 13 décembre 2008



J'épingle tes yeux partout sur les murs de l'appartement.
Appartement vide où tes musclent trainent encore.
Je cherche la plus minuscule lettre du moindre mot qui pourrait te faire revivre.
Quelque chose qui aurait pris ta forme : une lumière, un silence, un Lilas ?
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!
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